Le véritable bonheur

heelkickjoy

Dans la vie, chacun aspire à quelque chose de meilleur : une vie meilleure, des relations harmonieuses, une santé permanente, une bonne éducation et un bon emploi. Nous voulons tous vivre heureux.

Dans cette quête du bonheur, il arrive que certains choisissent le chemin qui les arrange le plus. Malheureusement, ce bonheur n’aboutit pas toujours à ce qu’ils espéraient ou bien il s’avère qu’ils ne sont pas heureux malgré tout.

Face à ce constat, on peut se demander quelle est la source du véritable bonheur ? Comment être sûr d’avoir fait un bon choix dans la vie ? Quelle que soit la question que l’on se pose, il est évident qu’à l’allure où évoluent les choses de nos jours (avec entre autres l’accroissement du taux de chômage des jeunes, en Afrique, la crise financière et la pauvreté ambiante qui affecte les populations), il est très important de savoir sur quoi s’appuyer pour accéder au bien. Est-ce sur soi-même ou sur Dieu ? Notre Maître Jésus nous a pourtant tracé le chemin : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:33)

Il ne faut jamais partir de la vision matérialiste pour accéder au bien qui est toujours présent. Ne pensons pas qu’il faut combler un manque de quelque chose, mais plutôt que le bien recherché est déjà là. Là même où la pauvreté semble régner, comprenons que la richesse est déjà présente ! Là même où la pénurie se fait sentir, l’abondance est présente ! L’important, en réalité, c’est de changer sa vision des choses en partant de l’omniprésence et de l’omnipotence du bien. Restons toujours connectés au bien en exprimant la bonté afin qu’elle afflue dans notre vie.

Peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, il nous faut savoir que Dieu, notre véritable Père-Mère qui nous aime tant, nous a préparé quelque chose de meilleur ! Et ce qu’Il nous a préparé est déjà présent !

Dans ma propre quête, je me suis rendu compte que le bonheur avait une source divine. Le bonheur n’est pas matériel, il est spirituel. Posséder toutes les richesses du monde ne pourrait pas nous rendre heureux si nous sommes égoïstes, plein de rancoeur, vaniteux. J’ai compris qu’être heureux, c’est exprimer les qualités divines comme l’amour, la bonté, la joie, la paix et l’intégrité. C’est faire du bien aux autres, les apprécier à leur juste valeur et vivre en paix avec tout le monde. Cela nous permet d’avoir tout ce dont nous avons besoin.

C’est ce que j’ai vécu il y a deux ans. J’avais des difficultés financières, et il m’était difficile de payer quoi que ce soit. En priant pour cette situation, j’ai pensé à ce passage de Jérémie (29:11) : « Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance ». Cela m’a permis d’élever ma pensée vers Dieu.

J’ai compris qu’étant son enfant, je possédais déjà tout ce qui est indispensable. J’étais donc déjà comblée par l’amour divin. Au lieu de chercher à recevoir quelque chose, j’ai décidé plutôt de donner ce que je possédais déjà en exprimant les qualités divines suscitées.

J’étais au service des autres. Comme j’avais des connaissances en informatique, des amis et des membres de mon église sont venus me demander de l’aide. Ils avaient des difficultés en informatique ou alors ils voulaient traduire certains textes écrits en anglais. J’étais toujours disponible et je ne leur demandais rien en retour. J’étais consciente qu’en faisant le bien, je recevrais aussi le bien. Mary Baker Eddy écrit : « […] béni est celui qui voit le besoin de son frère et y pourvoit trouvant, son propre bien en cherchant celui d’autrui. » (Science et santé, p. 518) En me mettant au service des autres, j’ai pu développer et exprimer des qualités divines telles que la créativité, le savoir-faire, l’endurance et l’amour du travail–au point d’oublier complètement ma situation financière !

Quelques jours plus tard, un ami m’a appelée pour me dire qu’il m’avait trouvé du travail. Je commençais le lendemain. C’était un poste qui nécessitait les mêmes qualités que j’exprimais an aidant les autres. Le soir même, j’ai reçu suffisamment d’argent pour couvrir en partie mes besoins.

Nous ne sommes pas de pauvres victimes laissées à la merci du temps, des circonstances ou du hasard. Nous sommes les fils et les filles de Dieu, et il n’y a rien qui puisse nous empêcher de vivre pleinement et d’exploiter au mieux nos capacités illimitées. Il n’y a rien qui puisse nous empêcher de jouir de nos droits divins, si ce n’est la fausse image que l’on a de soi-même. Nous pouvons remplacer cette image erronée par la vraie, et ouvrir ainsi la porte des possibilités infinies de la Conscience divine. C’est notre seule et véritable source de revenus!

Par Patrick Essobo